En février, la colonie dépend des réserves accumulées avant l’hiver. Cette année au Pays basque et dans les Landes, l’arrivée du Printemps a été précoce avec une nature généreuse en ressources mellifères. Les abeilles ont pu profiter du saule marsault et pissenlit.
- Activité à l’intérieur de la ruche
- En Nouvelle Aquitaine, les abeilles sortent dès les premiers rayons de soleil de la journée et restent à l’abri les jours de froid et de pluie
- Elles forment une grappe autour de la reine pour maintenir une température suffisante (environ 20-30°C au centre). Le maintien de la chaleur au sein de la ruche permet de protéger la reine et le couvain
- Elles consomment leurs réserves de miel pour produire de la chaleur.
- Reprise de la ponte
L’allongement des jours et la hausse des températures entraînent la reprise de la ponte, conditionnée par la disponibilité en pollen. Les futures abeilles naissantes prennent la place des abeilles d’hiver. L’arrivée du Printemps a été précoce avec de belles entrées de nectar et de pollen, de beaux cadres étirés. La plupart de nos colonies sont passées sur 10 cadres pour développer le couvain. Certaines colonies ont été rehaussées d’une hausse pour leur permettre de se développer mais prudence aux conditions climatiques incertaines et qui vont demander de l’énergie aux abeilles pour chauffer le corps et la hausse de la ruche.
- Vols de propreté
- Lors des journées ensoleillées et douces (supérieures à 10°C), les abeilles sortent et ramènent pollen et nectar. En effet, à cette période pour que les abeilles maintiennent une bonne température dans la ruche, il est nécessaire de ramener des réserves de nourriture pour la colonie.
Une surveillance régulière peut faire la différence entre une colonie qui survit et une qui succombe à la faim en fin d’hiver. 🐝❄️
A cette période, l’apiculteur prépare le matériel, étire les cadres, désinfecte le corps et les hausses des ruches. Il prépare également les ruchers et choisit les différents emplacements pour démarrer la saison. C’est le bon moment pour installer les ruchers chez nos parrains au sol ou sur les toits. Il s’assure du bon développement des colonies en vue de la création d’essaims. Qui dit, arrivée du printemps, dit installation des pièges à frelons pour les fondatrices. Chaque fondatrice capturée c’est un nid en moins soit près de 15000 individus qui ne verront pas le jour. Le piégeage de Printemps s’inscrit dans un plan de lutte national contre le frelon asiatique et a pour objectif de limiter le nombre de nids dans la saison.